À table
Recette pancakes sans farine : petit déjeuner sans farine
25 juillet 2026

« Des pancakes sans farine ? J’ai rigolé. Et puis j’ai essayé. » Une maman sur un groupe Facebook de cuisine familiale, janvier 2026.
Je ne sais pas toi, mais chez nous le dimanche matin, c’est pancakes. Enfin, c’était pancakes. Jusqu’à ce samedi soir où j’ai ouvert le placard et découvert le paquet de farine vide. Zéro. Le néant. Et deux enfants qui allaient se réveiller dans dix heures avec une envie de pancakes plein la tête.
J’ai failli sortir en pyjama acheter de la farine à la supérette du coin. Et puis je me suis souvenue d’une conversation de cantine avec une collègue qui m’avait parlé de pancakes à la banane. « Juste une banane et un oeuf », elle avait dit. J’avais souri poliment sans y croire. Ce soir-là, j’avais deux bananes trop mûres dans la corbeille à fruits et une boîte d’oeufs pleine.
Alors j’ai essayé.
Ce qui m’a fait changer d’habitude
Le placard à farine vide, c’était le déclic. Mais ce qui m’a vraiment fait changer, c’est le résultat. La première fournée de pancakes banane-oeuf, je l’ai faite sans conviction. Je m’attendais à une omelette sucrée, un truc bizarre que les enfants repousseraient du bout de la fourchette.
Et puis la poêle a fait son travail. Le dessus a bullé, les bords se sont décollés, et j’ai retourné un pancake doré, moelleux, qui sentait la banane chaude et le beurre. Mon fils de quatre ans est arrivé dans la cuisine en pyjama, attiré par l’odeur. Il a mangé le premier pancake debout, les yeux encore ensommeillés. Il en a redemandé deux.
Ce matin-là, j’ai compris que la farine, ce n’était pas obligatoire. Et j’ai commencé à chercher d’autres façons de faire.
La recette banane-oeuf qui ne rate jamais
Celle-ci, c’est ma base. La recette que je fais les yeux fermés, même avant le café du matin. Deux ingrédients. Pas de balance, pas de verre doseur.
Une banane bien mûre (les tachetées, celles que plus personne ne veut manger telles quelles). Un oeuf. C’est tout.
J’écrase la banane à la fourchette dans un bol, jusqu’à obtenir une purée lisse, ou presque. Quelques petits morceaux, ce n’est pas grave. J’ajoute l’oeuf, je fouette. La pâte est liquide, plus fine qu’une pâte à pancake classique. La première fois, ça m’a inquiétée. Mais c’est normal.
Une noisette de beurre dans la poêle, feu moyen. Je verse une petite louche de pâte. Le secret, c’est de faire des pancakes pas trop grands, pas plus larges que la paume de la main. Sinon, ils se déchirent au retournement.
Je laisse cuire deux minutes. Quand des bulles apparaissent à la surface et que les bords semblent secs, je glisse la spatule et je retourne. Une minute sur l’autre face. Et voilà.
Cette recette donne quatre à cinq petits pancakes. Pour mes deux enfants, je double les quantités (deux bananes, deux oeufs). Avec un filet de sirop d’érable ou une cuillère de compote, c’est un petit déjeuner qui tient jusqu’à midi.
| Ce que j’ai raté | Pourquoi | Ce que je fais maintenant |
|---|---|---|
| Banane pas assez mûre | Pâte granuleuse, goût fade | Banane tachetée de brun, molle au toucher |
| Pancakes trop grands | Ils se cassent au retournement | Pas plus de 8 cm de diamètre |
| Feu trop fort | Brûlés dehors, crus dedans | Feu moyen, quitte à attendre un peu plus |
| Pas assez de matière grasse | Ils collent, ils se déchirent | Beurre ou huile de coco à chaque fournée |
| Impatience au retournement | Bouillie dans la poêle | Bulles + bords secs = c’est le moment |
La version flocons d’avoine pour les jours sans banane
Il y a des matins où la corbeille à fruits est vide. Pas de banane. Pas de compote. Juste un paquet de flocons d’avoine qui traîne depuis le dernier porridge de l’hiver.
Un samedi, ma fille m’a réclamé des pancakes. Pas de banane. J’ai repensé aux flocons d’avoine. J’ai mixé 80 g de flocons d’avoine jusqu’à obtenir une poudre grossière, pas aussi fine qu’une farine, mais presque. J’ai ajouté un oeuf, 10 cl de lait, une pincée de cannelle. J’ai mélangé et j’ai laissé reposer cinq minutes, le temps que les flocons absorbent le liquide.
La pâte est plus épaisse que la version banane. Elle se travaille mieux, les pancakes sont plus faciles à retourner. Le goût est plus neutre, plus proche du pancake classique. Ma fille les préfère avec des pépites de chocolat dedans. Mon fils avec du miel dessus.
Cette version, je l’utilise aussi les jours où j’ai envie de varier. Parfois je mixe une banane avec les flocons d’avoine, parfois je remplace le lait par du lait d’amande. C’est devenu ma recette modulable, celle qui s’adapte à ce qu’il y a dans le placard.
Ce que j’en retiens au quotidien
Ce qui a changé, ce n’est pas seulement mes petits déjeuners du dimanche. C’est ma façon de regarder mes placards.
Avant, une recette c’était une liste fermée. S’il manquait un ingrédient, je renonçais. Maintenant, je sais qu’une banane et un oeuf, ça fait un pancake. Que des flocons d’avoine mixés, ça remplace la farine. Que le petit déjeuner du dimanche ne dépend plus d’un paquet de farine plein.
Ce n’est pas une leçon de cuisine. C’est un anti-stress. Le dimanche matin à 7 h 30, quand les enfants débarquent en réclamant des pancakes et que le placard est vide, je ne panique plus. Je prends une banane, un oeuf, et la poêle.
Et parfois, quand la farine est pleine, je fais quand même la version banane-oeuf. Parce que c’est plus rapide. Parce que c’est moins lourd. Parce que les enfants les mangent plus vite que les classiques. Et parce que ça utilise les bananes trop mûres que personne ne voulait plus.
FAQ
Est-ce que ça tient vraiment sans farine, ces pancakes ?
Oui. Mais il faut accepter que la texture ne soit pas la même. Un pancake banane-oeuf est plus fin, plus proche d’une crêpe épaisse que d’un pancake américain moelleux. La version aux flocons d’avoine s’en rapproche davantage. Dans les deux cas, ça se mange, ça cale, et mes enfants n’ont jamais fait la différence.
Je peux faire la recette banane-oeuf sans oeuf ?
J’ai testé avec une cuillère à soupe de graines de chia mélangées à trois cuillères à soupe d’eau, laissées reposer dix minutes. Ça remplace l’oeuf, ça tient, mais le pancake est plus fragile au retournement. Fais des petits pancakes, sois patient, et ça passe. Le goût de banane prend le dessus, on ne sent pas les graines.
Mes pancakes collent à la poêle, même avec du beurre, pourquoi ?
C’est souvent la poêle. Une poêle antiadhésive en bon état, c’est indispensable. Si la tienne est rayée, même le beurre ne suffira pas. Autre piste : la pâte est trop liquide. Pour la version banane-oeuf, choisis une banane bien mûre mais pas liquide. Pour la version flocons d’avoine, laisse reposer cinq minutes pour que la pâte épaississe.
Combien de temps ça se conserve, ces pancakes sans farine ?
Deux jours au frigo, dans une boîte hermétique. Le lendemain, ils sont un peu moins moelleux mais se réchauffent bien à la poêle ou au grille-pain. Le congélateur, j’ai testé : ça fonctionne, mais la texture change. Ils deviennent plus denses. À la maison, il n’y a jamais de restes, donc la question ne s’est pas vraiment posée longtemps.
Liens
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